Les chiffres de 2017 sont frappants. Selon le rapport de l’Institut National du Cancer, près de 400 000 cas ont été recensés. Parmi eux : 214 000 hommes et 185 500 femmes. Entre 2005 et 2012, l’incidence a augmenté pour les femmes de 0,2% par an en moyenne et fait de cette maladie chronique la deuxième cause de mortalité dans le monde. Ces informations inquiétantes en appellent à la prudence constante et à la nécessité d’être alerte quant aux signaux envoyés par notre corps. Un diagnostic précoce peut éviter la prolifération des métastases qui peuvent signifier le stade terminal d’un cancer. Voici 11 signes avant-coureurs de cette maladie chronique et mortelle.

Si la mortalité par cancer a diminué depuis les années 80, un diagnostic « précoce » peut éviter les conséquences délétères de cette maladie qui peut compromettre notre pronostic vital. A titre préventif, il est important de consulter un professionnel de la santé à l’apparition de signes avant-coureurs qui peuvent alerter d’un stade embryonnaire du cancer. Découvrez les symptômes de cette maladie qui constitue la deuxième cause de mortalité mondiale. Etre attentif aux signaux que nous envoie notre corps est le premier geste pour protéger sa santé.

Des signes sous-estimés

Des signes sous-estimés

Si certains signes du cancer sont souvent occultés, c’est essentiellement parce qu’ils sont difficilement perceptibles. Et pour cause, les symptômes peuvent paraître anodins et être assimilés à des maladies courantes. Cette étudemenée par le European Journal of Cancer, l’état d’alerte quant à cette maladie est moindre parmi la population de patients atteints du cancer. Selon les conclusions de cette recherche, en présence de ses symptômes, seulement 20 personnes sur 915 avaient envisagé ce diagnostic. Des résultats scientifiques qui en appellent à l’état d’alerte chez les personnes qui sont l’objet de symptômes inquiétants mais ces signes demeurent encore peu connus du grand public.

Des signaux avant-coureurs

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Des signaux avant-coureurs

Toujours selon l’antenne du département d’épidémiologie et de santé, il existe de nombreux symptômes à ne pas négliger en raison de leur potentiel révélateur d’un cancer. Voici les signes qui devraient alerter les personnes qui en sont l’objet, quand ils s’installent dans la durée :

– Toux persistante

– Enrouement

– La modification des habitudes urinaires

– Une modification de l’activité digestive

– Une modification de l’apparence d’un grain de beauté (cancer de la peau)

– Une douleur inexpliquée

– Un surmenage émotionnel

– Un intense sentiment de fatigue

– Baisse de la libido

– Des saignements inexpliqués

– Une perte de poids

Le dépistage précoce augmente les chances de survie

Le dépistage précoce augmente les chances de survie

L’intérêt d’un dépistage précoce est de déceler le cancer à un stade précoce pour que le patient puisse bénéficier d’un traitement préventif d’une lésion jugée « cancéreuse ». C’est notamment le cas pour le cancer colorectal ou celui du col de l’utérus. Le dépistage peut être pratiqué à intervalles réguliers lorsque les autorités invitent le grand public dans des campagnes de santé dédiées. Ce dernier peut également être individuel lorsqu’il s’agit du cadre d’une relation patient-médecin. Des check-ups ponctuels effectués annuellement permettent également de dépister cette maladie chronique d’une façon précoce. C’est le cas notamment en dermatologie (auscultation des grains de beauté) ou en gynécologie (frottis et mammographies). En présence d’une anomalie, le médecin demandera des analyses complémentaires pour confirmer ou infirmer le diagnostic de cancer.

Dépistage ou détection précoce ?

Pour établir un diagnostic précoce, il existe deux moyens qui présentent une différence.

– Le dépistage a lieu lors de la réalisation d’examens quand le patient est en bonne santé

– La détection précoce lorsque des signes d’alerte, comme ceux énumérés ci-dessus sont identifiés

Pour la grande majorité de type de cancers, plus le diagnostic est précoce moins les traitements sont invasifs et lourds, ce qui diminue les risques de mortalité liés à cette maladie chronique. Il s’agit également d’amoindrir les séquelles liées à certains traitements.