Aïe ! Attention !! ces oreillettes sont riches … Riches en matières grasses mais riches aussi en souvenirs.
Chaque année, lorsque je m’attelle à leur réalisation, la quantité de beurre associée à la friture m’interpelle … Et chaque année, je n’ai pas le courage de modifier la recette …
Car ces oreillettes me projettent invariablement dans mon enfance. Je me revois, pitchounette, découpant en m’amusant follement de très fins morceaux de pâte avec une rigolote roulette crantée, les tortiller et les regarder, avec émerveillement, gonfler “énormément” dans la poêle. Puis trépigner pendant les 3 minutes nécessaire à leur refroidissement. Et me délecter en les dégustant tiède et me barbouillant de sucre glace.
Avant même de les faire, je sens leur parfum et j’ai leur goût sur la langue. Alors à chaque fois, la même question se pose : “Si je modifie la recette, elles n’auront peut-être plus le même parfum ni le même goût ? ” Totalement inenvisageable ! Alors je fais la recette selon ma grand-mère et je mange, une fois par an, mes oreillettes riches avec ravissement. Après tout, c’est Mardi gras non ?

Oreillettes de ma grand-mère