En pleine amorce de déconfinement, ça chaufferait à l’Elysée. En cause, les proches d’Emmanuel et Brigitte Macron.

Le président de la République aurait du mal à répondre aux attentes des blouses blanches, auxquels appartiennent plusieurs membres de la famille de l’ancienne professeure, mais également de la sienne. Emmanuel Macron est particulièrement accusé de n’apporter aucune solution concrète.

« Beaucoup de soignants ne supporteraient pas que rien ne change », rapporte Le Monde qui donnait la parole aux soignants. « Encore une fois, on pense aux sages-femmes pour palier tous les manques, on veut nous donner toujours plus de compétences, tandis que personne ne voit sa fiche de salaire augmenter», affirmait par exemple Géraldine Morel, 52 ans, sage-femme.

Les soignants seraient donc contrariés. François Salachas, neurologue à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, a affirmé : « on a un président qui est en première ligne, qui monte au front, qui s’expose, qui dit des choses… Et pour l’instant qui ne fait rien. C’est un vrai problème ».

« Si l’action se résume à des primes et à des hommages le 14 juillet, je pense que l’ensemble de la communauté des soignants en tirera les conclusions qui s’imposent », a poursuivi le praticien qui ne s’est pas montré tendre envers l’Elysée.

L’autre crainte des blouses blanches, le retour à la normale pour les soignants risque d’être « très difficile » pour tous ces acteurs « d’une mobilisation aussi intense que celle des deux derniers mois », selon Frédéric Adnet, chef des urgences de l’Hôpital Avicenne (Bobigny) et responsable du SAMU 93. « Après l’adrénaline, vient une forme de décompensation, qui peut prendre des formes sévères, comme le burn-out, la dépression, voire le suicide dans les cas extrêmes?», affirme le médecin.

Pour Emmanuelle Seris pourtant, «?s’il y a une leçon à tirer de cette crise, c’est que le système de santé a tenu grâce à son personnel de terrain, et pas grâce à ceux, dans les bureaux, censés l’organiser. Les lourdeurs administratives ont été énormes pendant cette crise, il ne faudra pas repartir comme avant?».