Il y a quelque jour, notamment le 16 aout dernier, La voix du Nord a fait un feed-back sur une partie désastreuse de la vie de l’actuel ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti.

Eric Dupond-Moretti : « je n’ai pas oublié mes racines »


En 2014, Eric Dupond-Moretti n’était qu’un simple avocat pénaliste. À cette époque, il se confiait dans le magazine les Inrocks, notamment le Portrait de nuit. La compagne d’Isabelle Boulay révèle : « À la maison, ce n’était pas Zola, on mangeait bien. Mais ce n’était pas le luxe non plus. Tout bourgeois que je suis devenu, je n’ai pas oublié mes racines. Ma mère n’a pas bossé pour rien. Elle est fière. Évidemment, elle a vécu à travers mon parcours une forme de revanche sociale. Le sentiment de classe, c’est amer ».

Effectivement, le 6 juillet dernier, Eric Dupond-Moretti était très émotionné en pensant à sa mère lors de son premier discours en tant que garde des Sceaux. Celui qu’on surnommait auparavant « Acquittator » a eu une enfance très difficile, mais c’est grâce à cette blessure qu’il a pu tracer sa route pour être parmi les meilleurs.

Disparition de son père, un passé douloureux


En effet, l’actuel ministre de la Justice et garde des Sceaux a connu beaucoup de drame dans le passé. En effet, Eric Dupond-Moretti a perdu son père Jean-Pierre Dupond, à ses quatre ans. Originaire de l’Avesnois, ce dernier exerçait le métier d’ouvrier métallurgique. Il se confiait dans le Portrait de la nuit dans les Inrocks : « La dernière fois que je l’ai vu, c’était au pavillon des cancéreux de l’hôpital de Villejuif, dans le Val-de-Marne ». Très bouleversé, Eric Dupond-Moretti continue sa révélation en précisant que son père portait une robe de chambre rouge à ce moment. Suite à la disparition de son père, il était obligé de vivre seul avec sa mère. Mais surtout de tracer seule sa route vers le succès. Un empire qu’il bâtira seul au côté de sa mère. D’ailleurs, le ministre rend hommage à sa mère en lui dédiant son livre intitulé « À la barre ». Un ouvrage publié en février 2019 aux éditions Michel Lafon.